Merci à nos entreprises mécènes

Rencontre avec Gaëlle Lahoun

Directrice des relations entreprises
et de la valorisation, CentraleSupélec

En 2020, malgré le contexte difficile, le soutien des entreprises à CentraleSupélec n’a pas faibli et a même connu une légère augmentation en matière de mécénat…

GL. Oui, et c’était loin d’être évident car en 2020, plusieurs facteurs auraient pu entraîner un recul des partenariats entreprises : la crise sanitaire, bien sûr, mais aussi la réforme de la taxe d’apprentissage qui représente une part importante des contributions des entreprises. Ce maintien est donc une marque de confiance forte de la part de nos entreprises partenaires, qui confirme la solidité des liens les unissant à l’École. Le taux de fidélité des entreprises et de renouvellement des partenariats est très élevé à CentraleSupélec. L’Ecole, à travers la Direction des relations entreprises et de la valorisation (DREV), a d’ailleurs remporté deux années de suite le Trophées Agires Synergie et, pour l’année 2021, celui de la meilleure école pour la stratégie, la carrière et l’insertion.

Comment expliquer un tel succès ?

GL. Historiquement, les entreprises ont toujours été étroitement associées à la formation ingénieur et à la recherche de Centrale Paris et de Supélec. Elles le sont encore plus depuis la création de CentraleSupélec et la mise en place du nouveau cursus ingénieur CentraleSupélec, qui, dès la 1e année, intègre fortement les entreprises à la pédagogie. Il faut d’ailleurs souligner que l’une des clés du succès de la relation entre l’École et les entreprises tient à leur interaction continue avec le corps enseignant. La Direction des relations entreprises et de la valorisation de CentraleSupélec a aussi su faire évoluer son offre partenariale en cohérence avec le nouveau cursus et les innovations pédagogiques. Par exemple, nous avons permis aux entreprises de s’associer aux « Séquences thématiques » de 8 semaines qui consistent, en 1e et 2e années, à mettre un enseignement en pratique en répondant à une problématique concrète posée par les entreprises. Autres exemples, la mise en place d’une offre dédiée pour les projets réalisés en 1e et 2e années qui constituent une nouvelle opportunité pour les entreprises d’entrer très tôt dans le cursus en relation avec les élèves.

Plus globalement, la qualité des relations avec les entreprises tient bien sûr à la richesse de cette offre partenariale dans les trois grands pôles que sont la formation, la recherche et l’entrepreneuriat, et aux plus de 400 actions que nous mettons en place chaque année pour valoriser les entreprises auprès des élèves.

Enfin, et c’est une spécificité de l’École suffisamment rare pour être soulignée : la synergie entre la DREV et la Fondation CentraleSupélec participe pour beaucoup de ce succès.

2,5 M€
issus du mécénat en 2020

Justement, quel est le rôle la Fondation dans les relations entreprises de CentraleSupélec ?

GL. Contrairement à ce que l’on observe dans beaucoup de grandes écoles, la Fondation CentraleSupélec ne joue pas seulement un rôle de « véhicule fiscal » du soutien financier des entreprises. Certes, lorsqu’un partenaire industriel s’engage dans une chaire par le biais du mécénat d’entreprise, c’est via la Fondation. Mais la Fondation est bien plus impliquée que cela aux côtés de la DREV, que ce soit dans le cadre des chaires ou d’autres programmes. Nous travaillons continuellement ensemble, nous partageons la puissance de nos réseaux, et le soutien de la Fondation nous permet d’élargir notre capacité de prospection. Le « Hub IA » lancé par l’École en 2020 en est une belle illustration. CentraleSupélec possède une activité très importante en intelligence artificielle au sein de ses laboratoires de recherche, de ses départements d’enseignement et en entrepreneuriat. Les demandes des entreprises sont donc nombreuses dans ce domaine et la création du Hub, qui a pour vocation de faire rayonner l’IA « made in CentraleSupélec » en coordonnant l’ensemble des initiatives de l’école qui s’y rapportent, permettra d’associer les entreprises à des projets novateurs au carrefour de la formation, de la recherche et de l’entrepreneuriat. La Fondation a été un acteur clé de cette création. Elle a non seulement contribué à son développement, mais également financé le recrutement de son chargé de projet. Les exemples sont nombreux et sont appelés à se multiplier à l’heure où l’IA, la santé, le développement durable ou encore l’industrie 4.0 ont été désignés par l’École comme des axes prioritaires pour développer des projets transversaux à forte valeur ajoutée.

Les offres partenariales vont-elles encore évoluer dans les années à venir ?

GL. Bien sûr, car elles évoluent et s’enrichissent continuellement ! Dans le domaine de l’entrepreneuriat, par exemple, la refonte de l’offre d’incubation génère de nouvelles opportunités de collaborations que ce soit avec le réseau d’Alumni pour le mentorat ou pour les entreprises en lien avec l’intrapreneuriat. Nous avons aussi d’importants enjeux sur la recherche pour concrétiser les ambitions de l’École dans les domaines de compétences stratégiques cités plus haut. Nous souhaitons enfin faire évoluer notre offre auprès des élèves avec la création d’un « Career Center » qui centralisera les offres d’emplois et de stages, les ateliers pour optimiser son CV, les soutiens à l’orientation, les rencontres avec les entreprises… Autant d’actions qui sont aujourd’hui un peu trop éparpillées et pas suffisamment visibles pour les élèves. Et là encore, les synergies avec la Fondation, mais aussi avec CentraleSupélec Alumni, seront précieuses à terme pour réaliser ce projet qui a pour but de mieux accompagner les élèves dans la construction de leur projet professionnel.