La recherche, un pilier pour exceller dans la maîtrise des nouveaux écosystèmes scientifiques et techniques

Le Centre de recherche de CentraleSupélec, qui a pour mission d’apporter des réponses innovantes aux grands défis technologiques et sociétaux de notre temps tout en développant des enseignements de pointe pour le cursus ingénieur, a encore brillé en 2020 par des apports majeurs dans des domaines aussi cruciaux que la Santé, l’Environnement, les Data Sciences et l’Intelligence Artificielle ou les Systèmes d’entreprise. Et pour se maintenir à ce très haut niveau et accélérer encore le rythme de ses innovations, la recherche peut compter sur le soutien de la Fondation.

Deux nouvelles chaires portées en 2020

Les chaires CentraleSupélec portées par la Fondation, qui associent entreprises, chercheurs, enseignants et étudiants sur une durée de 2 à 5 ans, ont toutes la particularité de se consacrer à des thématiques phares et, dans leur grande majorité, de lier un volet d’enseignement à leur mission de recherche. Les deux nouvelles chaires soutenues en 2020 ne dérogent pas à cette règle. La première, « Risques et Résilience des Systèmes Complexes », créée avec EDF, la SNCF, et Orange, a pour ambition de faire progresser la discipline de la modélisation des systèmes complexes que sont les réseaux électriques, ferroviaires et télécoms, de l’analyse des risques auxquels ils sont soumis et de l’optimisation de leur résilience, avec un double objectif d´excellence scientifique et de transfert au monde industriel.

La seconde, « Prévention et Performance dans le bâtiment et les travaux publics », créée avec OPPBTP, Eiffage Génie Civil et VINCI Construction, a pour objet principal la mise au point d’un outil pertinent de prévention au service de la performance des entreprises.

Un soutien accru aux programmes de recherche et d’innovation

Pour accélérer le rythme des innovations des laboratoires de l’École, la Fondation CentraleSupélec a créé des fonds dédiés à la Santé, aux Data/IA ou encore au Développement Durable qui ont contribué à de nouveaux apports majeurs. Ou encore des travaux du laboratoire EM2C qui préparent la transition énergétique vers un monde post-pétrole en développant notamment un réacteur plasma pour la production d’hydrogène.

Zoom sur

un projet remarquable soutenu par la Fondation

La Lune est récemment redevenue la cible des agences spatiales et de nombreuses start-ups. Au sein du laboratoire Génie Industriel, Andreas-Makoto Hein a ainsi choisi de consacrer ses travaux de recherche au développement d’activités économiques utilisant les ressources lunaires. L’une des principales activités envisagées est l’exploitation de l’eau lunaire pour la production de propergol (hydrogène – oxygène) en vue de son acheminement vers l’espace cis-lunaire et les orbites autour de la Terre.

L’objectif : réaliser une analyse technico-économique de haut niveau de la livraison de propergol lunaire en orbite basse (LEO) et en orbite géostationnaire (GEO). Ces orbites sont en effet particulièrement importantes pour les activités commerciales existantes telles que le déploiement de satellites de télécommunications.

Ce projet a bénéficié d’un financement de 40 K$ issu de la générosité de notre donateur Jean-Baptiste Rudelle (Supélec 1991) par le biais de sa fondation Zenon Research, qui a souhaité soutenir les travaux d’Andreas-Makoto Hein via US Friends of CentraleSupelec, structure de collecte aux Etats-Unis.

7
chaires portées par la Fondation en 2020 :
  • Photonique
  • Supply Chain Management
  • Open Innovation
  • PSA Mobilité
  • Risques et Résilience des Systèmes Complexes
  • VALE NC
  • Prévention et Performance dans le bâtiment et les travaux publics
1,1 M€
consacrés à des projets de recherche sous forme d’achat d’équipements de pointe ou de financement de thèses

Chaire « Risques et Résilience des Systèmes Complexes » Rencontre avec Anne Barros, professeure
au laboratoire Génie Industriel et titulaire de la chaire

« Les grands systèmes industriels tels que les réseaux électriques, ferroviaires et télécoms ne cessent d’évoluer dans le sens d’une plus grande complexité, et cette complexité est renforcée par l’interaction très forte entre ces systèmes. Comment concevoir, maintenir et exploiter des systèmes fiables, capables de résister en toutes circonstances aux risques internes et externes auxquels ils sont soumis ? C’est le grand défi que devront relever demain les opérateurs de ces systèmes, et cette chaire aura pour mission de répondre à cette demande.
C’est un immense challenge pour CentraleSupélec, mais je suis très confiante car j’ai rarement connu, dans toute ma carrière, d’aussi bonnes conditions de travail. Nous sommes extrêmement soutenus par la Direction des relations entreprises et la Fondation CentraleSupélec, que je remercie pour leur suivi constant. »