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Les centraliens s’engagent : Carmen Munoz (92) et Patrick Dormoy (92)

dans Histoire de donateurs

Découvrez les parcours et les raisons de l’engagement de Carmen et Patrick Dormoy, centraliens diplômés de la promo 92.

 

Carmen, parlez-nous de votre parcours :

« J’ai commencé mes études d’ingénieur à l’ETSIIM (Escuela Tecnica Superior de Ingenieros Industriales de Madrid) et j’ai été admise à Centrale en 89, dans le cadre du programme TIME (Top Industrial Managers for Europe), après mon diplôme en 1992, j’ai commencé ma carrière dans le bâtiment, comme ingénieur méthodes puis conducteur de travaux.

En 1997 j’ai rejoint EDF pour travailler dans la recherche sur l’efficience énergétique des bâtiments.
J’ai poursuivi ma carrière au sein du groupe EDF en prenant des responsabilités managériales à la Direction Commerciale puis à ENEDIS.
Depuis juillet 2017 j’ai été désignée CEO de Citelum par son Conseil d’Administration. Citelum est une filiale à 100% d’EDF qui conçoit, construit et entretient des infrastructures urbaines (éclairage, CCTV, signalisation tricolore, capteurs…). 80% de notre activité se fait en dehors de la France. » 

Et vous, Patrick :
« J’ai passé l’essentiel de ma carrière au sein du groupe Valeo, équipementier automobile, dans différentes fonctions: commerce, projet, recherche et développement – mon poste actuel.
Je travaille sur les avant-projets, accompagnant les transformations prodigieuses de l’industrie automobile en ce moment: réduction des émissions de CO2, électrification, voiture autonome. »

Quel souvenir gardez-vous de vos années à Centrale Paris ?

Carmen :
« Pour les élèves TIME comme moi c’était une aventure. J’ai quitté le confort de mon école d’origine pour arriver à Centrale et travailler dans une langue et culture différentes. Aujourd’hui c’est très courant mais en 89 c’était seulement le début des programmes Erasmus et tout était nouveau. J’ai trouvé beaucoup de générosité et de gentillesse dans l’accueil à l’école et j’ai gardé beaucoup d’amis et des bons souvenir.
J’ai aussi beaucoup apprécié les nombreuses occasions d’être en contact avec les entreprises au cours de la scolarité. »

Patrick :
« Je garde beaucoup de souvenirs et d’amis de cette période.
Par exemple au niveau de la scolarité l’excellent niveau scientifique de l’option de troisième année (MMS), validant un DEA et permettant de de démarrer dans la vie professionnelle au meilleur niveau technique. Je me souviens aussi avec émotion des matchs gagnés avec l’équipe de Basket de l’École surtout pendant le tournoi ECP – X – HEC. »

Carmen, pourquoi avez-vous voulu soutenir votre École et la construction du nouveau campus?
« Il me semble évident de restituer à la société ce qu’elle nous a donné. Je considère avoir eu la chance de pouvoir faire des excellentes études qui m’ont permis de faire une carrière riche et intéressante. Pour cela j’ai été aidée. J’ai eu accès à une bourse d’études pour pouvoir financer mon arrivée à Centrale. A l’époque, ces bourses Erasmus étaient abondées par la Société des Amis de l’école Centrale. J’avais trouvé cela extraordinaire: des Centraliens qui, ayant réussi leur vie professionnelle, aident les jeunes promotions.
Ne pas contribuer à la construction du campus aurait été une trahison à ceux qui m’avaient aidé il y a 25 ans. Je souhaite aussi que l’école puisse encore former des nombreuses générations d’excellents ingénieurs. »

Et vous, Patrick :
« Plus largement nous essayons de soutenir quelques établissements dans les domaines qui nous semblent essentiels: la recherche médicale, l’aide à la personne, la création d’entreprise et bien sûr l’enseignement. Soutenir Centrale s’inscrit dans cette démarche, avec un effort supplémentaire et exaltant pour la construction du Campus, évènement exceptionnel.
D’autre part, étant beaucoup en contact avec différents pays je suis frappé de la chance que nous avons en France de pouvoir faire des études supérieures presque gratuitement. Il me parait juste de contribuer lorsque nous le pouvons. »

Que savez-vous du projet stratégique de l’École ?

Carmen :
« J’ai eu l’occasion d’assister à des présentations du projet par Hervé Biausser. Le projet de l’école est en continuité avec ce qui a été entrepris depuis la fin des années 80 : augmenter les effectifs et développer le rayonnement international de l’école. A ces tendances de fond, s’ajoutent le besoin d’anticiper les transformations de l’enseignement par les technologies du numérique et le besoin d’équilibrer couts et ressources. La nouvelle école Centrale-Supélec doit être en mesure d’attirer les meilleurs étudiants dans une compétition qui est devenue mondiale et de prendre toute sa place au sein du cluster de Saclay.

Patrick :
« Certains axes stratégiques se dessinaient en 1989, lorsque j’ai intégré Centrale, qui rendaient déjà à l’époque l’Ecole avant-gardiste et séduisante: l’ouverture à l’international avec le début du programme TIME,  le regroupement des Ecoles Centrales, la numérisation. Que de chemin parcouru depuis, en particulier avec l’ouverture d’Ecoles Centrales dans d’autres pays et la fusion Centrale-Supélec.
Le nouveau Campus dans la zone d’excellence scientifique du plateau de Saclay est un moyen formidable d’accélérer le développement de l’École. »

Que souhaiteriez-vous transmettre aux jeunes générations de diplômés ?
Carmen :
« Le Centralien a toujours été un entrepreneur, pragmatique, créatif et avec des valeurs solides. Je souhaite que les nouvelles promotions de CentraleSupelec fassent perdurer cet état d’esprit.
En ce qui concerne la transmission, j’interviens régulièrement auprès de l’école dans le cadre du parrainage par le Groupe EDF ou pour accompagner des élèves de 1ère année sur des projets “enjeux”. Je leur transmets mon expérience.  J’espère qu’ils travailleront pour construire un monde meilleur. »

Patrick :
« Déjà, je voudrais dire que les jeunes centraliens ou étudiants que je côtoie dans mon travail ou en dehors sont formidables, acteur du monde et des nouvelles technologies.
De part mon expérience d’une industrie et d’une entreprise très internationale je voudrais transmettre une vision positive de l’Europe, des collaborations et de la solidarité avec les autres pays. »

Carmen Munoz-Dormoy et Patrick Dormoy

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