Feedis - bourse entrepreneur Fondation CentraleSupélec

1 an après la bourse entrepreneur

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Un an après, nous sommes allés à la rencontre des jeunes ingénieurs entrepreneurs lauréats de la bourse entrepreneur de la Fondation CentraleSupélec 2019 pour prendre des nouvelles de leur entreprise.

Nous avons rencontré trois d’entre eux qui poursuivent l’aventure entrepreneuriale. Si Thibault Devienne est en cours de perfectionnement des prototypes de l’Escalib après sa médaille d’or au concours Lépine 2019, Antoine Rose et Clément Ponthieu sont sur le point de transformer les premiers utilisateurs de Feedis en clients et la solution Cognimap de Barnabé Chauvin et Arthur Quincé est déjà commercialisée.

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Thibault nous explique le concept de @L_Escalib :

« Aujourd’hui quand les gens disent qu’ils vont faire de l’escalade en fait ce n’est pas vrai : ils ne vont pas faire de l’escalade, ils vont faire de l’escalade 50% du temps et ils vont passer 50% du temps en bas à tenir la corde et à regarder les autres qui grimpent à leur place. Donc l’Escalib c’est un petit boitier qu’on accroche au niveau du baudrier et qui remplace l’assureur. C’est-à-dire que quand on monte il tend la corde et quand on tombe, il bloque. L’idée c’est d’apporter plus de liberté dans la pratique de l’escalade. »

Et quand on lui demande ce que la bourse de la Fondation lui a permis de faire : « Plein de choses ! On a eu une bourse de 1 500€. La première chose a été la participation au concours Lépine qui était la principale raison pour laquelle j’avais demandé une bourse. Normalement un stand coûte 900€. En faisant mon dossier j’ai pu avoir le stand pour 200€ mais j’ai dû m’équiper, avoir des flyers, assurer la communication. Ensuite, il y a eu aussi un dépôt de marque. Et après le concours Lépine nous avons pu développer le nouveau prototype. A ce jour j’ai un seul prototype sur lequel je travaille et que je vais montrer aux gens, nous sommes en ce moment en train de concevoir un 2nd prototype. »

Les prochaines étapes du projet sont donc de multiplier le nombre des prototypes, de faire appel à un designer pour que le boitier de l’Escalib soit efficace mais aussi esthétique, et enfin obtenir les certifications de normes européennes pour la commercialisation.

 

L’ingénieur entrepreneur de CentraleSupélec

Le nouveau cursus de CentraleSupélec que soutient la Fondation se donne pour mission de former les ingénieurs entrepreneurs qui changeront le monde de demain, nous avons donc demandé à nos jeunes start-uppeurs s’il était évident pour eux de porter les deux casquettes : « Souvent oui, répond Thibault. C’est ce que j’ai découvert. J’ai rejoint le parcours entrepreneuriat parce que j’avais ce projet-là. J’avais beaucoup d’a priori sur l’entrepreneuriat et j’ai découvert au fur et à mesure que « entrepreneuriat » ça veut un peu tout et rien dire. Être entrepreneurial ça veut dire innover mais en ayant un peu de recul, je pense que tout ingénieur peut être entrepreneur s’il le veut. Mais c’est une attitude à avoir : aller voir ce qui se fait ailleurs, innover, regarder la chaine de valeurs dans son ensemble. On fait beaucoup ça à CentraleSupélec. On a beaucoup de cours sur l’économie, la science de l’entreprise, la gestion ; il y a la technique mais aussi ce qu’il y a autour, comment analyser le besoin des clients, etc. ».

De même, nous avons demandé à Antoine Rose cofondateur de Feedis s’il se retrouve dans la définition d’ingénieur entrepreneur : « Je m’y retrouve carrément. Même si c’est un combat permanent de lutter contre ce qu’on apprend à l’ingénieur de faire quelque chose de parfait, rigoureux, logique, à bosser pendant des mois pour développer un produit. L’entrepreneuriat est contre-intuitif à la formation d’ingénieur presque. On se reprend en permanence pour ne pas attendre d’être parfait pour avancer. »

Pour Antoine l’obtention de la bourse de la Fondation a été l’élément déclencheur pour passer de l’idée à la réalisation du projet : « Ça été déterminant. On avait un premier gage de confiance, un premier soutien, ça a vraiment joué son rôle. »

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Feedis, qu’est-ce que c’est ?

Antoine nous explique : « Quand on développe une application mobile, on reçoit plein de retours des utilisateurs, à commencer par les avis dans les stores : App Store, Google Play… Quand vous avez un problème avec une appli, peut-être laissez-vous un commentaire, utilisez-vous le chatbot intégré dans l’appli, ou une page Facebook ou Twitter que vous allez suivre. Ce sont autant de lieux où vous allez pouvoir exprimer des choses à l’entreprise, et pour l’entreprise autant de sources différentes de retours, à force très volumineux, difficile à analyser et encore plus à y répondre. Nous, on a mis en place toute une Intelligence artificielle, des algorithmes, qui vont automatiser tout cela. On commence par centraliser tous ces canaux de retours, on les analyse automatiquement, on essaye d’extraire plein d’informations et ensuite on suggère des réponses pour que nos clients gagnent du temps sur les réponses à apporter à leurs utilisateurs. Aujourd’hui, nous sommes deux associés de Centrale et de Supélec, et grâce à la bourse on a pu recruter et financer en partie deux stagiaires de six mois. Cela nous a aussi permis dans les premiers mois de payer des serveurs pour faire tourner notre site. »

Les premiers beta-testeurs sont satisfaits et les premiers clients payeurs se profilent pour les semaines à venir.

 

Cognimap, une solution en plein essor

 

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Enfin, nous avons rencontré Barnabé Chauvin, cofondateur de Cognimap, lors d’une présentation de sa solution au personnel de l’école. Depuis l’obtention de la bourse l’année dernière le projet a bien évolué : « nous avons bien précisé notre offre. Nous proposons désormais une plateforme de versionning de documents. Elle facilite l’élaboration et la négociation de contrats et fait gagner du temps dans leur relecture (1 seule relecture au lieu de 4 relectures !). Nous avons commencé la commercialisation de nos solutions en Octobre 2019. Nous vendons notre solution à des Directions Juridiques et des cabinets d’avocats.  Nous expérimentons également notre technologie avec des Grands Comptes industriels (analyse de documents techniques : normes, spécifications etc). Nous travaillons notamment avec Enedis sur ces sujets. »

Nous sommes très fiers de ce développement très prometteur et les encourageons à poursuivre sur leur lancée.

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Un engagement à long terme

L’engagement de la Fondation est de doter tous les élèves de CentraleSupélec, qui ont une idée pendant leur cursus, des moyens nécessaires pour leur permettre de construire un parcours à la hauteur de leurs ambitions.

Ceci est possible grâce à tous les donateurs de la Fondation qui croient à l’excellence de la formation dispensée aux élèves de CentraleSupélec et qui leur donne les moyens de devenir les ingénieurs entrepreneurs qui seront capables de relever les défis scientifiques, économiques et sociaux de demain.

Merci pour eux.

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